Je souhaiterai que Garogosses devienne un vrai concept store dédié aux petits garçons

ingrid-garogossesOuvert depuis plus de deux mois, Garogosses est une boutique consacrée à la mode enfantine des garçons de 0 à 12 ans. Le site propose une sélection de hauts et de bas mais aussi des accessoires et des décorations pour les chambres des enfants. Rencontre avec Ingrid la créatrice.

Comment t’es venue l’idée de créer Garogosses ?

Beaucoup de mamans se plaignent du manque de choix concernant l’habillement de leur petit garçon. Moi-même, j’ai pu constater ce manque (je suis maman de 4 garçons), et pour tenter d’y remédier je me suis mise à leur coudre des vêtements. Grâce à mon petit blog de couture (voir), je me suis rendu compte qu’il y avait une véritable demande de la part des mamans d’habiller leurs petits garçons avec autre chose que ce que propose habituellement les grandes enseignes de marques enfantines. Petit à petit l’idée a fait son chemin et comme je suis une passionnée de la mode enfantine, le reste est venu tout seul.

Mais entre l’idée et l’ouverture de la boutique Garogosses, il s’est tout de même écoulé 2 ans. Le but de ma boutique est de proposer aux mamans une mode originale et stylée pour les petits garçons, une mode qui sort des codes habituels à des prix raisonnables.

J’ai choisi comme canal de vente le e-commerce, qui est plus en adéquation avec ma vie de famille. Je gère mes horaires en fonction de mes enfants, ma boutique étant évidemment ouverte 24 h sur 24, 7 jours sur 7. De plus, habitant une petite ville (La Rochelle), cela me permet de cibler une clientèle plus large géographiquement parlant.

Comment se déroule l’activité ?

J’ai pu annoncer l’ouverture de ma boutique grâce à mon « petit blog couture », ce qui m’a pas mal aidé. Et bien sûr j’ai des ventes ! Ma toute première vente, « hors entourage », s’est produite une dizaine de jours après l’ouverture, ouf !

Depuis le mois de juin, j’avais un rythme très soutenu pour préparer l’ouverture de la boutique. Je commence tout juste à trouver mon rythme de croisière. J’ai quasiment fini tous mes visuels de produits, commandé ma collection pour la saison printemps/été. L’envoi des mes commandes me prend du temps car je soigne mes emballages et je suis du style à vérifier 20 fois le contenu de mes colis (bon produit, bonne taille, toute la petite paperasse qui va avec).

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Tu es auto entrepreneur, 2 mois après l’ouverture de ta boutique, ce choix te semble-t-il judicieux ?

Pendant 1 an, j’ai réfléchie au statut, changeant d’avis sans arrêt : je n’aimais pas l’image de l’auto entrepreneur, peut-être pour son côté « activité d’appoint », mais au final c’est ce que j’ai choisi, et ce pour plusieurs raisons.

D’abord avec ce statut, il est plus facile de tester son activité puisque les démarches sont simplifiées. Ensuite la comptabilité reste simple, et me dispense des frais d’un comptable. Et enfin, l’entreprise Garogosses est déclarée au registre du commerce depuis fin janvier 2010, mais la boutique est en ligne que depuis fin août. J’aurais choisi un autre statut, j’aurais dû payer des cotisations alors que la boutique n’était pas encore en activité.

Dans le secteur de la mode, il y a un décalage d’au moins 6 mois entre les achats d’une collection et la saison. J’ai donc commencé à payer des cotisations que depuis l’ouverture de la boutique. Ainsi pour les premiers mois d’activités, je pense avoir fait le bon choix. Je ne cotise que sur ce que j’ai vendu.

Maintenant, il est vrai que lorsque que Garogosses commencera à générer un chiffre d’affaire beaucoup plus important, il faudra que je change de statut. Dans l’activité d’achat revente, on ne peut pas gagner sa vie si l’on est taxé sur son chiffre d’affaires, car cela signifie que je paye sur mes achats, sur mes frais d’envois, je ne récupère pas la TVA et que je ne peux rien déduire.

Pour la conception de l’e-boutique, tu es passée par une agence web. C’est un réel investissement. Es-tu satisfaite de leur création ?

Oui, effectivement je suis passée par une agence web car je souhaitai vraiment qu’elle fasse professionnelle pour rassurer mes futurs clients. Cela a été plutôt une décision difficile à prendre, j’avais des idées bien précises mais il n’est pas toujours aisé de bien les formuler. Est-ce que j’ai choisi la bonne agence ? Vont-ils créer le site que j’ai en tête ?

Lorsque l’on signe le contrat, on ne sait pas ce que l’on va obtenir au final, même si il y a un cahier des charges. J’ai rencontré plusieurs agences avant de prendre ma décision. Le design, la qualité du site internet est ce qui a de primordial dans une boutique en ligne. Il ne faut pas se louper.

J’ai choisi Novainteractive, une agence basée sur La Rochelle. Il était important pour moi de rencontrer les personnes qui allaient créer « mon bébé », de pouvoir les joindre à tout moment en cas de problème, qu’ils puissent être réactifs. J’ai aimé leur côté très posé, c’est ce qu’il me fallait, moi qui suis plutôt tout feu tout flamme. Certes c’est un coût, mais un site web est plusieurs choses à la fois : une vitrine, un catalogue, …

Lorsque Sandrine Sicot (de Novainteractive) m’a montré les maquettes de mon site, cela a été un grand soulagement pour moi, c’était exactement ce que je souhaitai : un site simple plutôt épuré, mais qui ne fasse pas aseptisé ni papier glacé. Coloré, gai mais pas criard, vivant mais pas brouillon. Je le voulais enfantin mais pas gnangnan, que l’on entende presque les enfants rirent et s’amuser, que les vêtements présentés sur le site prennent vie. Pour moi, il était important que la maman cliente imagine très facilement son petit garçon dans les vêtements présentés dans la boutique, qu’elle paraisse le moins virtuelle possible.

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Aujourd’hui, tu mets ton énergie dans quelles actions ?

Ma priorité actuellement est bien sûr de faire connaître ma boutique Garogosses dans la jungle qu’est le net. Et là, j’ai tout à apprendre. La boutique est sur un comparateur de prix (Twenga), j’ai rédigé un communiqué de presse, et inscrit Garogosses sur des annuaires dédiés à l’enfant. Le référencement naturel est aussi un travail de fourmi qui se tisse petit à petit. Maintenant, je dois poursuivre mes efforts, notamment me pencher sérieusement sur la communication via les réseaux sociaux.

Mes projets pour la boutique : la développer en proposant beaucoup plus de décoration pour les chambres de petits garçons et pourquoi pas des jeux. Je souhaiterai que Garogosses devienne un vrai concept store dédié aux petits garçons, mais ça pour le moment c’est encore trop tôt.

Good Luck

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