Internet se transforme en un espace de vente de mini prix ou de ventes privées

melissa-birat-lassusDéjà 4 ans que Les Petites Choses vend des vêtements pour enfant sur internet. Rencontre avec sa créatrice Mélissa Birat-Lassus :

Peux-tu te présenter ?

J’ai vécu plusieurs années aux Etats-Unis où j’ai travaillé comme chef de produit puis comme styliste pour la grande distribution. J’ai suivi mon chéri en France et c’est mon goût immodéré et totalement déraisonnable de la fringue qui m’a conduit à créer Les Petites Choses.

Dès la création de ma marque j’ai souhaité un site web pour non seulement toucher un public de particulier mais aussi un public de professionnel. Le site est une création de mon mari et moi. Nous avons écumé de nombreuses versions depuis le lancement en 2006 mais je suis plutôt satisfaite de la dernière version.

Qu’est-ce qui caractérise Les Petites Choses ?

Les Petites Choses se sont des vêtements chic et rigolos soit en coton bio soit de fabrication française. Nous avons par exemple des t-shirts en coton bio très sympas pour les garçons comme le modèle de la grue (que les papas voudraient aussi) et des petits bonnets à fleurs de fabrication française pour les filles vraiment très élégants. J’aime les belles choses pour les enfants, je n’aime pas les déguiser.

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Tu as participé au salon Who’s Next. Comment cela s’est passé ?

Nous participons chaque saison aux salons professionnels du prêt à porter. Nous avons participé au Who’s Next lorsqu’ils ont décidé de lancer un espace spécial enfant. Mais le manque de publicité autour de cet événement n’a pas fait de cette opération une réussite. Des salons comme le Playtime ou Pitti Bimbo sont bien plus pertinents pour nous.

Quelles sont les actions que tu comptes mettre en oeuvre pour développer ton entreprise ?

Nous sommes en pleine recherche d’un local pour ouvrir notre premier point de vente physique. La boutique va s’inscrire dans un projet communautaire puisque nous souhaitons associer d’autres créateurs de l’univers de l’enfant à notre démarche.

Pour le web, nous sommes dans une période de tâtonnement. La publicité chez nos partenaires historiques est de plus en plus chère mais pas plus rentable donc… grosse réflexion autour de la question de la com sur le net.

L’entreprise a déjà 4 ans, comment se porte-elle ?

L’entreprise se porte correctement. J’ai passé les 4 premières années seules mais heureusement il y a 6 mois j’ai embauché Orlane et depuis j’ai repris beaucoup de goût à développer mon activité. Le marché de l’enfant n’est pas un marché simple en ce moment et nous souffrons de la disparition des revendeurs indépendants dans le monde physique et de l’omniprésence de la grande distribution sur internet. Internet se transforme, j’ai l’impression, en un espace de vente de mini prix ou de ventes privées. Il n’est pas simple de s’imposer quand on fait un produit qui dépasse les 9,90€.

Riche de cette expérience, quels conseils donnerais-tu à une personne souhaitant se lancer dans le e-commerce ?

Il faut faire preuve de réalisme avant de se lancer et beaucoup réfléchir à sa stratégie de marketing et de communication. Il faut pouvoir être visible dans cette toile immense et infinie… et puis bien réfléchir au design de son site.

Good Luck